Quelles solutions pour une meilleure insertion professionnelle des jeunes ?

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L’insertion professionnelle est un sujet qui fait couler de plus en plus d’encre et de salive au fil des années. Face à l’augmentation exponentielle du nombre de diplômés qui contraste nettement avec la très poussive croissance du marché de l’emploi, le débat sur le sujet devient l’un des sujets les plus chauds de l’actualité.

L’insertion professionnelle : un problème démographique

L’une des raisons principales à la base de la problématique de l’insertion professionnelle est l’explosion de la démographie. Cette hausse fulgurante du nombre d’habitants de la planète va de pair avec l’accroissement des structures dédiées à l’enseignement. Cependant, cet accroissement apporte avec lui son lot d’incertitudes dont la principale concerne les débouchés pour tous ces jeunes diplômés.

En effet, la forte hausse des effectifs scolaires et estudiantins au cours du siècle dernier a bouleversé le paysage. Depuis la réforme de 1985 sur le baccalauréat et la proclamation de l’objectif « des 80 % d’une classe d’âge au bac », les effectifs de l’enseignement supérieur n’ont cessé d’augmenter et ont pratiquement doublé au cours de ces vingt dernières années.

L’insertion professionnelle : un problème d’inégalité sociale

Une autre raison qui sert très souvent à justifier les problèmes d’insertion professionnelle est l’inégalité des opportunités professionnelles en raison des disparités sociales. En effet, le capital scolaire détenu par les jeunes à la fin de leurs études initiales reste fortement conditionné par leur origine sociale. La proportion de jeunes issus d’une famille de cadres augmente régulièrement avec le niveau de diplôme, tandis que celle des jeunes issus de parents ouvriers diminue. Très tôt, la reproduction sociale est à l’œuvre. Dès l’enseignement secondaire, l’orientation se caractérise par des disparités sociales très marquées. À résultats scolaires comparables, l’orientation des élèves à la fin de la classe de 3e varie fortement en fonction de la profession de leurs parents : parmi les élèves ayant des résultats moyens, ceux dont les parents sont cadres demandent systématiquement une seconde générale ou technologique tandis que ceux dont les parents sont ouvriers n’expriment qu’à 60 % ce vœu.

L’insertion professionnelle : un problème d’inadéquation entre le système éducatif et le marché de l’emploi ?

Les analyses de la problématique du chômage des jeunes montrent que leurs difficultés d’insertion sur le marché du travail ne correspondent pas seulement à une inadaptation du système de formation aux éventuels débouchés dans l’emploi. La dernière décennie a vu se multiplier les efforts des pouvoirs publics (États et collectivités locales) et du secteur privé pour harmoniser et rationaliser le système de formation : regroupements de filières dans des établissements, effort d’harmonisation du contenu et du niveau des diplômes…

Les évaluations concernant le niveau d’adéquation entre les formations proposées et les emplois existants montrent que les acteurs intervenant dans le cadre de la formation proposent des prestations mieux adaptées au niveau des compétences requises par les emplois vers lesquels elles sont supposées déboucher. Cependant, malgré tous les efforts de modernisation du système de formation, et malgré les aides accordées par l’État aux entreprises qui acceptent de former ou de reconvertir des demandeurs d’emploi, les jeunes les moins diplômés sont toujours les plus touchés par le chômage. La multiplication des statuts, la diversification du système de rémunération en particulier dans le cadre de la formation en alternance représentent au mieux des opportunités d’insertion temporaire, mais rarement une porte vers l’emploi durable. À l’issue d’un contrat à durée déterminée, les jeunes se retrouvent souvent en situation de chômage de durée variable suivant leur niveau de qualification, leur âge, leur possibilité de mobilité, leur situation familiale, mais aussi suivant les potentialités du contexte socio-économique local où ils effectuent leur recherche d’emploi. Certaines structures comme le village de l’emploi proposent des formations professionnelles afin de pallier au problème de l’adéquation entre le système éducatif et les réalités de la vie professionnelle.

L’informatique pourrait être une solution durable

Beaucoup d’efforts ont été consentis par les gouvernements pour faire évoluer la situation. Et même si les solutions ne sont pas proportionnelles aux besoins, ces efforts restent louables. Parmi les moyens possibles pour solutionner le problème, le domaine de l’informatique est l’une des pistes les plus intéressantes. En effet, la demande de l’industrie du logiciel en main-d’œuvre ne cesse d’augmenter. Ce qui offre une certaine garantie d’embauche et donc une raison assez séduisante pour embrasser le domaine. Même les industries traditionnellement orientées vers des produits autres que le logiciel proprement dit recherchent de plus en plus d’informaticiens. La raison est simple : les produits de haute technologie comportent une part de plus en plus importante de logiciel. Pour produire ces logiciels, l’industrie a besoin d’informaticiens ayant un niveau correct à la fois en hardware et en software. De plus, les connaissances nécessaires pour produire ces logiciels suivent l’évolution de la complexité de ceux-ci, et donc elles augmentent chaque année. Dans un avenir proche, seules des études en informatique permettront la production efficace et économique de ces logiciels et, par conséquent, des produits dans lesquels ils sont intégrés. L’heure est peut-être venue de se débarrasser une fois pour toutes de l’image de l’informaticien passant 40-60 heures par semaine devant son écran, sans voir la lumière du jour et sans interaction avec ses collègues autrement que par courrier électronique. En fait, une carrière en informatique implique souvent de nombreux contacts avec d’autres informaticiens, avec des clients ou utilisateurs du logiciel final et avec des fournisseurs en tous genres. Ces contacts sont souvent internationaux, donnant l’occasion de voyager assez régulièrement. Même s’il y a de la place pour ceux qui préfèrent ne pas quitter leurs écrans, ce n’est pas la norme. En fait, le travail d’un scientifique ou d’un ingénieur comprend de plus en plus l’utilisation d’un logiciel spécifique à son domaine. Il s’agit par exemple de logiciels permettant de calculer les forces sur une construction ou encore de logiciels de CAO (Conception Assistée par Ordinateur) tels que :

  • 3D Builder ;
  • Leopoly ;
  • SculptGL ;
  • LibreCAD ;
  • QCAD ;
  • LeoCAD ; etc.

Souvent, un scientifique utilise un logiciel lui permettant d’éviter des calculs fastidieux. De nos jours, même un mathématicien utilise un logiciel de calcul formel pour des opérations symboliques comme l’intégration de fonctions ou la simplification d’expressions. Ces logiciels destinés à des utilisateurs scientifiques ou ingénieurs sont de plus en plus souvent programmables, à savoir qu’ils permettent à un utilisateur avancé d’ajouter des méthodes, calculs ou fonctionnalités non présentes dans la version initiale du logiciel. Même certains logiciels de bureautique, comme les tableurs, sont ainsi programmables. Pour que l’ingénieur ou le scientifique puisse se servir de manière efficace de ces logiciels, il doit avoir une formation de base en informatique. En l’absence d’une telle formation, il risque de mal programmer son logiciel, ce qui entraînera inefficacité et grosse perte de temps. La complexité des logiciels ne cesse d’augmenter  et implique la nécessité d’une formation en informatique de plus en plus poussée des utilisateurs. De plus, une culture de base en informatique lui permettra de dialoguer efficacement avec les informaticiens chargés de développer pour lui une application.

L’informatique, un domaine accessible même en formations post-cursus

Aujourd’hui, grâce à certaines structures comme le Village de l’Emploi, vous pouvez avoir accès à des formations de qualité dans le domaine même si vous n’avez pas une formation de base en informatique.

Le Village de l’Emploi offre une variété impressionnante de formations dans le secteur de l’informatique. Ces programmes permettent de compléter le cursus universitaire des lauréats par une montée en compétences axées sur les technologies recherchées par les employeurs. Ce qui permet donc de résoudre le problème d’adéquation entre la formation reçue et les attentes professionnelles. Résolument tourné vers la pratique des métiers de l’informatique, le parcours Village de l’Emploi réunit des experts techniques, des experts en communication et des experts en recherche d’emploi pour offrir à ses lauréats toutes les clés pour accéder rapidement à des emplois de niveau confirmé dans le secteur de l’informatique. Le Village de l’Emploi c’est 22 ans de compétences mis au service de la formation d’une relève de qualité.

La reconversion massive vers les emplois liés à l’informatique est donc une solution viable au problème de l’insertion professionnelle des jeunes diplômés. Elle permettrait non seulement de réduire les taux affolants de chômage des dernières années, mais aussi de désengorger les autres secteurs d’activité afin de les rendre plus accessibles.

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