Salles blanches : quels risques pour les opérateurs de production ?

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Pour la sécurité des employés et des produits, certains secteurs d’activités prévoient de multiples dispositifs. Lorsque vous travaillez par exemple en pharmacie ou en agroalimentaire, le plus important reste les salles blanches. Il s’agit de pièces utiles pour limiter la contamination des produits, et protéger les travailleurs. Toutefois, ces espaces clos peuvent présenter aussi des défauts. Pour en savoir davantage, retrouvez à la suite les risques pour les opérateurs de production, ainsi que les solutions pour les maîtriser.

Que retenir avant tout des salles blanches ?


Pour commencer, sachez que la notion de « salles blanches » ou encore de « salles propres » a été définie par la norme ISO 14644-1. Ces types de pièces concernent différents secteurs d’activités, en fonction du degré de risque de contamination des produits ou des occupants. Ces locaux servent donc essentiellement à mieux contrôler la concentration particulaire, microbiologique et chimique. De même, les salles blanches se composent de panneaux sandwich, utiles pour garantir l’étanchéité et la propreté de l’ambiance intérieure.

Toutefois, retenez que ces panneaux sandwich augmentent parfois le risque de départ d’incendie. Pour la sécurité de l’installation et de ceux qui y travaillent, il demeure alors indispensable de prendre des dispositions. Le plus important reste de prévoir une protection incendie dans les salles blanches. En bref, ces types de locaux se trouvent dans les secteurs comme :

  • L’industrie pharmaceutique et biotechnologique ;
  • L’industrie alimentaire et le secteur R&D ;
  • Les centres hospitaliers et l’industrie vétérinaire ;
  • Les laboratoires chimiques et la biosécurité.

Selon la propreté particulaire de l’air, les salles blanches sont classées en catégorie ISO 1 (le plus faible) à ISO 9 (le plus important).

Les principaux risques pour les opérateurs


Dans une salle blanche, toutes les précautions sont prises pour garantir un maximum de sécurité, à la fois pour les produits et les appareils (notamment en biosécurité et biotechnologie), et pour les travailleurs. Cependant, il existe toujours des risques. Le plus important demeure justement la contamination des opérateurs de production. Ceux-ci pourraient même devenir des vecteurs de transmission de particules et parasites. N’oubliez pas non plus que les salles propres présentent des risques chimiques liés aux différents produits.

De plus, le risque incendie dans les salles blanches demeure également important. Il peut s’agir d’un départ d’incendie d’origine électrique, notamment dans les combles techniques. Celles-ci se trouvent en haut, et comprennent les réseaux d’air (de même que le gaz et les fluides), les armoires électriques d’alimentation, les CTA, les équipements de production implantés, etc. De même, les éléments constituant les panneaux sandwich peuvent participer à la propagation et à l’aggravation du sinistre.

Comment maîtriser les risques dans les salles blanches ?

Pour protéger les opérateurs de production, vous devez prévoir de multiples solutions pour éviter ou limiter les risques dans les salles blanches. Celles-ci comprennent bien évidemment la protection incendie, assurée par des systèmes d’extinction automatique à eau de type sprinkler. Et pour s’adapter aux contraintes liées à l’exploitation des salles propres, l’installation de ces systèmes devra prévoir : le calepinage des têtes sprinkler, le faux-plafond, des chandelles rétreintes, etc.

Pour ce qui concerne les autres solutions, vous devez :

  • Identifier tous les risques : ceci vous permettra de mieux protéger les opérateurs de production, en définissant des mesures de protection adéquates ;
  • Respecter les obligations mises en place par le compte pénibilité : elles consistent à prélever et analyser les substances émises dans l’air inhalé, de manière périodique ;
  • Optimiser la performance énergétique des salles blanches : ceci comprend un audit des systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation, pour mieux estimer les points d’amélioration.