Crise du Coronavirus : le point sur la situation aux Etats-Unis au 27 mars 2020

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La crise du Covid-19 poursuit sa progression dans le monde. Les Etats-Unis sont désormais devenus le premier foyer de contaminations de la planète, et les mesures s’accélèrent, tant sur plan sanitaire que sur le volet économique. L’état de New York, le plus touché, attire toutes les attentions, tandis que les marchés boursiers, plongés dans l’incertitude, connaissent des volatilités inédites et observent avec attention les niveaux de demandes d’allocation chômage, qui surpassent les prévisions les plus pessimistes.

Retrouvez une synthèse des informations disponibles au 27 mars :

  • Les Etats-Unis deviennent le premier foyer épidémique du Coronavirus dans le monde.
  • Les demandes hebdomadaires d’allocations chômage atteignent le chiffre record de 3,3 millions.
  • Les mesures prises sur les déplacements et les frontières

Les Etats-Unis deviennent le premier foyer épidémique du Coronavirus dans le monde

La situation chiffrée

Les cas confirmés de coronavirus aux États-Unis ont dépassé la Chine et l’Italie, ce qui fait aujourd’hui des États-Unis le foyer mondial principal de l’épidémie.

Les États-Unis ont jusqu’ici enregistré 82 353 cas de coronavirus, contre 81 782 en Chine. Depuis que les États-Unis ont signalé leur premier cas de coronavirus le 20 janvier, plus de 1100 personnes sont mortes de la maladie dans le pays.

Un grand nombre des nouveaux cas aux États-Unis se trouvent dans les grandes villes, comme New York et la Nouvelle-Orléans, où les habitants, très nombreux, contribuent à la propagation du virus. Les maires et les gouverneurs ont déclaré que les patients atteints du virus pourraient submerger les hôpitaux, ce qui contribuerait à l’augmentation du nombre de décès.

Pour enrayer la propagation du virus, les habitants de nombreuses villes et États américains sont soumis à une forme ou une autre d’ordre de confinement. Les gens sont censés quitter leur domicile uniquement pour aller faire leurs courses et s’occuper d’autres activités essentielles.

Le gouvernement de New York, Andrew Cuomo, a déclaré mercredi que les mesures offensives de distanciation sociale mises en place dans l’État commençaient à ralentir la propagation du virus. New York est le centre de l’épidémie américaine, avec près de la moitié des cas dans le pays.

39 millions de masques en renfort pour les personnels soignants

Le Service Employees International Union a déclaré avoir rassemblé 39 millions de masques N95 et va les vendre à des établissements de santé dans tout le pays afin de protéger les travailleurs de la santé qui traitent les patients atteints de coronavirus.

Les masques seront principalement distribués dans des hôpitaux de Californie et de New York, une zone où le taux de prévalence du coronavirus est très élevé.

Il est à noter que ce chiffre représente plus que la quantité de masques dans le stock national, qui compte environ 12 millions de masques N95 et 30 millions de masques chirurgicaux.

Les demandes hebdomadaires d’allocations chômage atteignent le chiffre record de 3,3 millions

Une situation sans précédent

Les demandes hebdomadaires de chômage aux États-Unis pour la semaine se terminant le 21 mars se sont élevées à 3 283 000, a indiqué jeudi le ministère du travail, dépassant les prévisions des analystes, qui étaient de 1,5 million. C’est une augmentation par rapport aux 281 000 de la semaine précédente, qui marquait déjà un record sur les 2 dernières années.

Le dernier chiffre est de loin le plus élevé jamais enregistré pour une seule semaine, dépassant le record de près de 700 000 nouvelles demandes de chômage établi en 1982. Pour mettre les choses en perspective, les économistes soulignent que pour la semaine se terminant le 7 mars, le nombre total de personnes bénéficiant de l’assurance chômage aux États-Unis était de 1,7 million, ce qui signifie que les demandes constatées en une seule semaine ont dépassé le nombre total de chômeurs inscrits dans les bases nationales, une situation sans précédent aux Etats-Unis.

Ce nombre inédit de demandes montre les dommages exceptionnels que la pandémie de coronavirus inflige à l’économie américaine. Alors que le pays s’efforce d’enrayer sa propagation, les États se confinent les uns après les autres – renvoyant les travailleurs chez eux, encourageant la distanciation sociale et fermant les écoles, les restaurants et les usines.

Le choc que ces mesures ont créé n’a jamais été vu auparavant, et l’incertitude règne quant à la date à laquelle elles prendront fin.

Les mesures choc des institutions financières pour favoriser la relance de l’économie américaine

Ce nombre inédit de demandes montre les dommages exceptionnels que la pandémie de coronavirus inflige à l’économie américaine. Alors que le pays s’efforce d’enrayer sa propagation, les États se confinent les uns après les autres – renvoyant les travailleurs chez eux, encourageant la distanciation sociale et fermant les écoles, les restaurants et les usines.Ce nombre inédit de demandes montre les dommages exceptionnels que la pandémie de coronavirus inflige à l’économie américaine. Alors que le pays s’efforce d’enrayer sa propagation, les États se confinent les uns après les autres – renvoyant les travailleurs chez eux, encourageant la distanciation sociale et fermant les écoles, les restaurants et les usines.

La semaine dernière, la Réserve fédérale et la Maison Blanche ont pris des mesures pour soutenir l’économie américaine dans le contexte de l’épidémie de coronavirus.

La Fed a réduit de manière inattendue les taux d’intérêt à un niveau proche de zéro et a lancé cette semaine l’achat illimité d’obligations pour faciliter le fonctionnement des marchés et aider les autorités locales et les entreprises.

Par ailleurs, l’administration Trump a mis en place un plan de relance budgétaire de 2000 milliards de dollars pour venir en aide aux ménages et aux entreprises américaines et pour développer les services sociaux tels que l’assurance chômage afin de maintenir l’économie à flot jusqu’à ce que la crise se calme.

Enfin, mercredi, le Sénat a adopté le Coronavirus Aid, Relief, and Economic Security Act – ou le CARES Act – qui va maintenant être soumis au vote de la Chambre.

La crainte d’une récession

L’accumulation des demandes de chômage auront un impact énorme sur l’économie américaine, qui, de l’avis des économistes, est déjà en récession ou va le devenir à cause de la pandémie de coronavirus.

Les retombées de l’épidémie sont incroyablement rapides. La crise financière mondiale de 2008 et 2009 n’était en aucun cas comparable, et ses effets néfastes avaient été bien plus longs à se propager. Selon les spécialistes, même si les effets négatifs se font voir très rapidement, il faudra par ailleurs un certain temps avant que les choses commencent à revenir à la normale. Il est en effet à redouter un manque de confiance pour les consommateurs et les entreprises, ce qui signifie qu’il est peu probable que l’activité économique revienne à la normale au cours du second semestre de 2020.

Le chômage généralisé pourrait également freiner la reprise. Si les demandes d’allocations de chômage persistent, le taux de chômage pourrait augmenter de plusieurs points de pourcentage par rapport à son récent plancher de moins de 4 %. Les économistes de Morgan Stanley ont prédit qu’il pourrait atteindre près de 13 % dans les prochains mois.

Cela signifie que même après la phase de récession que tout le monde s’apprête à vivre, il y aura des millions d’Américains sans emploi qui auront perdu leurs revenus pendant de nombreux mois et qui seront d’une extrême prudence en matière de consommation et d’investissement. Même après avoir réintégré le marché du travail, ils ne donneront certainement pas la priorité aux dépenses secondaires mais se concentreront plutôt sur le remboursement de leurs dettes et sur la relance de leur épargne en cas de nouveau ralentissement de l’économie.

Les mesures prises sur les déplacements et les frontières

Dans le cadre du contrôle des déplacements et de leurs frontières, les autorités américaines ont pris un certain nombre de mesures contraignantes. Ainsi, les États-Unis ont interdit l’entrée de tous les ressortissants étrangers qui ont voyagé en Chine, en Iran, en Autriche, en Belgique, en République tchèque, au Danemark, en Estonie, en Finlande, en France, en Allemagne, en Grèce, en Hongrie, en Islande, en Italie, en Lettonie, au Liechtenstein, en Lituanie, au Luxembourg, à Malte, aux Pays-Bas, en Norvège, en Pologne, au Portugal, en Slovaquie, en Slovénie, en Espagne, en Suède, en Suisse, au Royaume-Uni ou en Irlande 14 jours avant leur arrivée.

Dans ce cadre, les procédures classiques de demande de visa ou de demande ESTA restent applicables, même si par ailleurs, le trafic aérien se réduit drastiquement dans toutes les zones du monde.

Les citoyens américains ou les résidents permanents qui ont visité une zone à haut risque doivent se rendre par avion dans l’un des 13 aéroports internationaux dotés de capacités de contrôle d’entrée renforcées.

Le 18 mars, le président Donald Trump a annoncé que les États-Unis fermeraient leur frontière nord avec le Canada “par consentement mutuel” aux trafics non essentiels tels que les touristes et autres visiteurs.

Le 20 mars, les États-Unis et le Mexique ont convenu de restreindre les voyages non essentiels à leur frontière commune pendant 30 jours, a déclaré le secrétaire d’État américain Mike Pompeo, une décision qui sera réexaminée après cette période.

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