Combattre la dégradation de la qualité de l’air

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Sommaire

L’air respirable est une nécessité fondamentale pour l’homme, mais sa qualité est compromise tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de nos maisons. L’extérieur, en proie aux polluants provenant des industries et des véhicules, et l’intérieur, souvent négligé en termes de ventilation et chargé de ses propres polluants, exigeant des interventions vigoureuses et globales. La mise en place de stratégies d’évaluation et d’amélioration de la qualité de l’air s’avère essentielle pour garantir un air sain à tous et en tout lieu. 

Les racines de la contamination de l’air

La dégradation de l’atmosphère est ancrée dans les activités humaines.

La pollution de l’air : Une menace non négligeable pour la santé

Le péril de l’air pollué va au-delà des préoccupations environnementales et se manifeste comme un grave danger pour la santé. L’Organisation mondiale de la santé dresse un tableau sombre de la situation avec une statistique saisissante : en 2016, l’air toxique a été le précurseur de plus de 8 millions de décès prématurés dans le monde, ce qui le place au quatrième rang des causes de mortalité dans le monde.

Les émissions nocives provenant de l’industrie, de l’agriculture, des transports et du chauffage résidentiel expulsent une concoction de gaz nocifs et de particules dans nos précieux.

Le danger négligé : La pollution de l’air intérieur

Certaines idées reçues peuvent amener à considérer l’intérieur des bâtiments comme un havre de paix à l’abri de l’air pollué extérieur. Cependant, à l’intérieur de nos maisons et sur nos lieux de travail, les niveaux de pollution peuvent atteindre des niveaux huit fois plus élevés qu’à l’extérieur. Si l’on considère que nous passons généralement plus de 90 % de notre temps à l’intérieur, cette statistique est particulièrement alarmante.

Les sources de pollution intérieure vont des matériaux de construction et de décoration aux produits d’entretien ménager. Une exposition de courte durée peut provoquer un état connu sous le nom de syndrome des bâtiments malsains, caractérisé par des maux de tête, une léthargie, des allergies, des irritations et, dans certains cas, de l’asthme.

Priorité à la pureté de l’air intérieur dans les environnements sensibles

L’impact de ces conditions s’avère particulièrement préoccupant dans les environnements où vivent des populations vulnérables, tels que les établissements d’enseignement et les installations médicales. La pandémie de COVID-19 nous a rappelé brutalement les risques liés aux agents pathogènes aéroportés et la nécessité de veiller à ce que les environnements intérieurs soient exemptés de toute pollution susceptible d’exacerber la transmission des maladies.

Exemple de plan d’action stratégique pour améliorer la qualité de l’air

L’éradication de la pollution de l’air nécessite une approche sur plusieurs fronts :

  • Mettre en place une surveillance rigoureuse de la qualité de l’air : Mettre en place un réseau de capteurs à l’intérieur et à l’extérieur pour surveiller en permanence les niveaux de contaminants.

  • Appliquer des réglementations plus strictes en matière d’émissions : Imposer des seuils d’émission plus bas aux principaux pollueurs, tels que l’industrie et les transports.

  • Promouvoir les énergies renouvelables : Encourager le passage à des sources d’énergie plus propres pour l’électricité et le chauffage afin de réduire la dépendance à l’égard des combustibles fossiles.

  • Plaider en faveur d’un urbanisme vert : Intégrer la végétation dans l’aménagement des villes pour filtrer naturellement l’air et réduire les îlots de chaleur urbains.

  • Faire progresser les systèmes de transport public : Développer des options de transport en commun efficaces et propres afin de minimiser l’utilisation de la voiture individuelle.

  • Sensibiliser aux bonnes pratiques de ventilation : Sensibiliser à l’importance d’un renouvellement régulier de l’air dans les espaces intérieurs.

  • Investir dans les technologies de purification de l’air : Utiliser des filtres à air et des purificateurs pour éliminer activement les contaminants des environnements intérieurs.

  • Adopter des méthodes d’agriculture durable : Limiter l’utilisation de pesticides et de produits chimiques nocifs qui peuvent se volatiliser dans l’air.

  • Faciliter les concepts de construction écologique : Concevoir des espaces avec de la lumière naturelle, des matériaux non toxiques et des systèmes à haut rendement énergétique pour améliorer la qualité de l’air intérieur.

Chaque action apporte une pièce au puzzle de l’air purifié, une nécessité non seulement pour notre bien-être physique, mais aussi pour la subsistance de notre planète. En nous engageant à prendre ces mesures, nous faisons un pas décisif vers un air plus pur et plus respirable, protégeant à la fois notre santé et l’environnement.

Diverses interventions mondiales pour atténuer la pollution atmosphérique

Les interventions humaines ont conduit à des niveaux inquiétants de polluants atmosphériques, nécessitant une série de réponses adaptées aux paysages législatifs régionaux. Ce qui est commun dans le monde entier, c’est la reconnaissance de la nécessité d’agir, bien que l’intensité et la portée de ces réponses varient considérablement.

Le modèle européen : Une réglementation stricte pour un air plus pur

Contrairement à une approche universelle, au sein de l’Union européenne (UE), la lutte contre la contamination de l’air s’est matérialisée par des cadres juridiques progressivement rigoureux. L’UE a été à l’avant-garde en appliquant des directives strictes pour plafonner les émissions nocives et protéger la santé publique.

Des instruments législatifs clés tels que les directives 2004/107/CE et 2008/50/CE ont tracé la voie pour les États membres, les obligeant à surveiller la qualité de l’air avec vigilance, à éduquer les citoyens sur les normes atmosphériques et à travailler avec diligence pour réduire la pollution lorsqu’elle dépasse les limites acceptables. La directive 2016/2284, ratifiée le 16 décembre 2016, a pour sa part fixé un objectif ambitieux de réduction des rejets polluants d’ici à 2030. Elle prévoit également la création d’un registre complet des émissions nationales et d’un plan d’action visant à réduire de moitié les chiffres de la mortalité due à la pollution dans l’ensemble de l’UE.

Lutter contre la pollution ailleurs : Défis et réponses du marché

Toutefois, l’urgence en matière de qualité de l’air est plus prononcée dans certaines parties du monde où la pollution est une préoccupation de plus en plus importante. À New Delhi, en Inde, classée sixième zone urbaine la plus polluée au monde, la demande de purificateurs d’air et de masques de protection monte en flèche.

La Chine est un autre exemple, où les griefs environnementaux ont déclenché plus de 500 manifestations publiques contre la pollution chaque année depuis 2015, signe d’un mécontentement naissant et d’une demande d’air plus pur de la part de la population.

Des règles pionnières en matière de qualité de l’air intérieur : Un pas en avant

En ce qui concerne la pollution intérieure, la législation est à la traîne, mais des pays comme la France ont pris des mesures en faveur d’une réglementation. Depuis 2011, les établissements publics sont tenus de surveiller des composants tels que le formaldéhyde et le benzène, ouvrant ainsi la voie à une surveillance réglementaire plus large.

Élever les normes de qualité de l’air dans les bâtiments

Améliorer les normes de qualité de l’air dans des bâtiments est possible grâce à une approche à trois niveaux :

  • Contrôle de l’air : suivre et de gérer en permanence la qualité de l’air.

  • Performance de l’air : gérer et affiner les systèmes, garantissant ainsi un état optimal de l’air.

  • Sensibilisation des personnes dans le bâtiment : Engager tous les utilisateurs – en les éduquant et en les guidant – pour améliorer conjointement la qualité de l’air.

Désinfecter pour des espaces plus sains

Lutte contre la propagation des champignons, des bactéries pathogènes, des parasites et des virus tels que le SRAS-CoV-2 est prioritaire. En décontaminant méticuleusement les espaces de bureaux, les installations industrielles et les édifices publics, nous contribuons à favoriser des conditions sanitaires conformes aux normes établies.

Si les protocoles de lutte contre la pollution atmosphérique présentent des variations géographiques, l’objectif fondamental de purification de l’air reste identique. Les efforts déployés au sein de l’Union européenne constituent une référence en matière de changement systémique, tandis que les marchés émergents réagissent pour répondre aux préoccupations immédiates en matière de pureté de l’air. Des sites, comme IMEP CNRS , sont aussi source d’espoir ; ceux-ci font la promotion d’un mode de vie plus sain. Notre rôle consiste à amplifier ces efforts, en fournissant une rigueur scientifique et des outils pratiques aux entreprises et aux institutions, en les aidant à créer des environnements plus sains, de manière préventive et réactive. Grâce à la collaboration et à l’innovation constante, un avenir atmosphérique plus frais et plus propre nous attend.