3 idées reçues sur la cigarette électronique

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Depuis son invention (dans sa forme contemporaine) au début des années 2000 du côté de Pékin, la cigarette électronique a suscité un large spectre de sentiments. Elle est à la fois un espoir pour les millions de fumeurs qui peinent à décrocher, un sujet à controverse pour l’incertitude de ses effets secondaires, et un défi sanitaire au niveau de la traçabilité des composants des e-liquides. Dans cet article, nous revenons sur 5 idées reçues sur l’e-cigarette.

Idée reçue 1 : la cigarette électronique est au moins aussi dangereuse que le tabac

Faux. Le fait que l’e-cigarette soit moins nocive que le tabac est sans doute l’une des seules certitudes dont nous disposons au sujet de sa nocivité. En effet, il suffit de se référer à la composition chimique des e-liquides utilisés dans le vapotage pour s’en convaincre. Alors oui, la cigarette électronique implique une dose de nicotine équivalente à la cigarette classique.

Mais, contrairement à ce que l’on pourrait penser, la nicotine n’est pas la substance la plus dangereuse du tabac. Elle est « seulement » responsable de l’addiction. En effet, le tabac qui se consume dégage des substances toxiques comme le goudron le monoxyde de carbone et plus d’une centaine d’autres substances nocives. La cigarette électronique en compte moins de 5 %. C’est donc tout naturellement qu’elle reste, sur le papier moins nocive que la cigarette à tabac.

Idée reçue 2 : la cigarette électronique est un allié pour arrêter de fumer

Cela dépend de l’usage que vous en faites. Si vous utilisez votre dispositif de vapotage de manière exclusive, sans fumer à côté, vous aurez plus de chances de réussir votre sevrage tabagique. L’issue de votre sevrage sera d’autant plus optimiste si vous réduisez progressivement la concentration en nicotine de votre e-liquide. Certains modèles « smart » le font automatiquement (à retrouver ici : www.vapoclope.fr/97-nos-kits-cigarette-electronique). La cigarette électronique, en tant que « remplaçant exclusif » du tabac, est donc un pas intéressant vers une vie sans nicotine. Et c’est la science qui le dit :

  • Une revue de littérature réalisée par la revue Cochrane estime que la cigarette électronique est « plus efficace que les substituts nicotiniques pour aider un fumeur à arrêter de fumer ». Les auteurs de l’étude qualifient les preuves appuyant cette affirmation de « modérées ».
  • La Société francophone de tabacologie (SFT) rejoint cette conclusion, estimant que la cigarette électronique est d’une « aide probable au sevrage du tabac » ;
  • Selon le baromètre 2017 de Santé publique France, 700 000 fumeurs ont pu décrocher en France grâce à la cigarette électronique seule ou combinée aux substituts à la nicotine plus classiques comme les patchs.

Idée reçue 3 : la composition des e-liquides est incertaine

Faux, à moins de vous approvisionner chez des fournisseurs non reconnus, voire illégaux. En effet, la France est pionnière dans la traçabilité des composantes des e-liquides commercialisés dans l’Hexagone, que ce soit dans les boutiques spécialisées dans les produits du vapotage ou chez les e-commerçants. C’est à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) que l’on doit la toute première initiative en la matière. L’agence a lancé fin 2020 une base de données accessible à tous, exhaustive et mise à jour régulièrement, pour tracer les composants chimiques contenus dans TOUS les e-liquides dont la commercialisation est autorisée en France.

Cette initiative salutaire est une réponse opérationnelle, efficace et pertinente aux faits divers liés aux e-liquides frelatés. Rappelons notamment l’épidémie de la pneumonie « Evali » survenue au Texas et en Californie à l’été 2019. Cette épidémie avait été rattachée dans un premier temps à la cigarette électronique par les autorités sanitaires locales, avant qu’elles ne découvrent que les patients avaient tous vapoté un e-liquide frelaté, périmé et contenant du cannabis et de l’acétate de vitamine E. Il s’agit donc plutôt d’un mésusage de la cigarette électronique plutôt que d’un effet secondaire inhérent au principe du vapotage.

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