Agent PMR : Rôle, prérogatives et formation à suivre !

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Pour une raison ou pour une autre, il arrive que certaines personnes soient partiellement ou totalement privées de l’usage d’un membre de leur corps ou de leur faculté mentale. Lorsque cela se produit, ces personnes se retrouvent dans l’impossibilité de mener une vie normale. Elles ont désormais besoin au quotidien de l’assistance d’une personne particulière : l’accompagnateur de personne à mobilité réduite. Quel est le rôle de ce dernier ? Quelles sont ses prérogatives ? Quelle formation suivre pour pratiquer cette noble profession ? Voilà autant d’interrogations qui trouveront réponse dans cet article.

Accompagnateur de personne à mobilité réduite : qu’est-ce que c’est ?

Comme l’indique suffisamment la dénomination, l’accompagnateur de personne à mobilité réduite désigne une personne dont le travail consiste à assister une autre personne se trouvant de façon temporaire ou définitive en situation de handicap. Parlant de handicap, il s’agit de tous les cas où un individu se retrouve dans l’incapacité de mener une vie normale sans être suivi. L’accompagnateur de personne à mobilité réduite peut donc s’occuper d’un individu souffrant d’un handicap :

  • Physique ;
  • Intellectuel ;
  • Mental ;
  • Sensoriel.

L’assistance des personnes à mobilité réduite est un métier qui relève du secteur des services à la personne (SAP).

Quels sont les rôles de l’accompagnateur de personne à mobilité réduite ?

 

Un certain nombre de tâches ou d’activités doit quotidiennement être exécuté par l’accompagnateur de personne à mobilité réduite. Ces dernières concernent plusieurs aspects de la vie courante de la personne handicapée.

Faciliter la vie courante du handicapé

Le principal rôle qui relève des compétences de l’accompagnateur est de minimiser les impacts de la perte d’autonomie du handicapé. En d’autres termes, ce professionnel a pour mission d’aider autant que faire se peut la personne touchée à vivre normalement. De ce fait, grâce au travail de l’accompagnateur, la personne handicapée peut poursuivre ses activités quotidiennes, notamment les promenades, les visites médicales, les emplettes et autres. Par ailleurs, pour en savoir plus, il vous suffit de vous rapprocher d’une institution ou d’un organisme spécialisé en la matière et le tour est joué.

Assurer la mobilité des personnes dépendantes

Même dépendantes, les personnes handicapées ont droit à une vie normale. Selon de nombreux médecins, sortir régulièrement permet à ces personnes de lutter contre l’isolement ou la perte de la vie sociale. Or, l’expérience a démontré que la plupart des membres des familles de ces personnes qui se retrouvent dans le besoin d’assistance sont souvent occupés. Ils n’ont ainsi pas assez de temps à consacrer à leur parent handicapé. Face à une situation de cette nature, faire appel à un professionnel qui s’y connaît devient l’ultime solution. Assurer la mobilité de la personne qu’il a en charge fait partie des missions de l’accompagnateur. Matériellement, la mobilité consiste pour ce dernier à déplacer la personne dépendante depuis le lieu de prise en charge (domicile ou tout autre endroit convenu) vers sa destination (lieu de travail, supermarché…). En fonction de l’état de la personne handicapée, la mobilité peut être assurée par son véhicule personnel ou par un véhicule adapté aux personnes à mobilité réduite. Mais la mobilité à voiture ne constitue pas la seule forme de déplacement dont s’occupe l’accompagnateur. Ce dernier se charge également d’effectuer les autres types de déplacement avec la personne dépendante. Il peut ainsi assister cette dernière pour :

  •  Les trajets à pied : tenir la main de la personne à charge et avancer selon son rythme ou pousser de façon convenable le fauteuil roulant de cette dernière ;
  • Les transports en commun : l’accompagnateur se charge ici de prendre les renseignements sur les horaires de départ, d’acheter les billets et de régler tous les autres petits détails liés au voyage ;
  • Le voyage par avion ou par train : l’accompagnateur est également en mesure d’effectuer de longs trajets avec la personne handicapée. Tout dépend des ententes convenues avec lui. Pour ce type de déplacement, le professionnel de l’assistance aux personnes à mobilité réduite s’occupe aussi des détails liés au voyage. Si la personne qu’il a en charge souffre par exemple de problèmes mentaux, il lui reviendra de s’assurer de prendre sur lui le passeport de cette dernière ainsi que le billet d’avion et les autres pièces d’identité.

Garantir le confort des personnes dépendantes

L’accompagnateur de personne à mobilité réduite ne se contente pas d’aider la personne dépendante à se déplacer ou à vaquer à ses occupations quotidiennes. Son travail consiste également à offrir le maximum de confort au handicapé. S’il aide par exemple ce dernier à se coucher, il se doit de lui arranger l’oreiller afin qu’il soit le plus possible à l’aise pour dormir. Pareil soin doit également être apporté au handicapé pendant les moments de déplacement.

Protéger la personne dépendante et ses biens

Les personnes handicapées sont pour la plupart du temps des êtres vulnérables. De ce fait, elles sont souvent exposées à tout type de danger. Le rôle de l’accompagnateur sera de veiller sur la personne dépendante à chaque instant. Sa mission consistera à tout mettre en œuvre afin que rien ne puisse arriver à cette dernière. Il l’aidera par exemple à se servir de certains appareils ou outils domestiques potentiellement dangereux comme le couteau. Il l’aidera aussi à traverser la chaussée ou l’éloignera des endroits qui présentent des risques élevés pour son bien-être. Par ailleurs, l’accompagnateur de personne à mobilité réduite a également pour mission de veiller sur les biens du handicapé dont il s’occupe. Si le déplacement de ce dernier est par exemple assuré par un véhicule personnel, l’accompagnateur qui le conduit doit en prendre soin. Il doit convenablement se servir de la voiture, ne pas stationner n’importe où et éviter qu’elle ne subisse des dommages. Pour des raisons de sécurité, l’accompagnateur de personne à mobilité réduite peut s’assurer du bon état de marche de la voiture à utiliser pour les déplacements. S’il estime qu’il y a des problèmes, il peut effectuer les diligences qui s’imposent pour leur trouver solutions. La validité de l’assurance souscrite par la personne à charge constitue une tâche dont l’accompagnateur peut également s’occuper de façon périodique.

Offrir un accompagnement adapté

Comme vous le savez déjà, il existe plusieurs types de handicaps. Ce dernier peut être intellectuel, physique, sensoriel ou encore mental. De ce fait, les besoins de chacune des personnes souffrant de ces problèmes de santé ne sont pas identiques. Ils varient en fonction du mal et du degré de gravité de ce dernier. Pour toutes ces raisons, il revient au professionnel de l’assistance des personnes à mobilité réduite de déterminer le type d’accompagnement qu’il faut accorder au handicapé qu’il a en charge. Cet accompagnement devra répondre aux besoins spécifiques de ce dernier.

Les limites des missions de l’accompagnateur

Comme vous venez de la découvrir, un ensemble de tâches ou d’activités relèvent des compétences de l’accompagnateur et doivent donc être menées par lui. Cependant, à côté de ces tâches, certaines actions particulières sont exclues de son champ de compétence. En d’autres termes, l’accompagnateur de personne à mobilité réduite n’est pas habilité à accomplir certaines tâches du fait de leur sensibilité. Il s’agit essentiellement des prestations à caractère médical ou paramédical. Le professionnel de l’assistance des personnes à mobilité réduite n’a pas le droit de pratiquer une quelconque intervention médicale sur le handicapé qu’il a à sa charge. Il ne peut non plus se permettre par exemple de lui donner des médicaments sans que ceux-ci aient été régulièrement prescrits par le médecin traitant.

De quelles prérogatives jouit l’accompagnateur ?

 

En vertu de sa qualité d’accompagnateur de personne à mobilité réduite, un certain nombre de prérogatives lui sont reconnues. Il faut noter dans un premier temps que ce professionnel dispose du pouvoir de prendre certaines décisions. En effet, face aux évènements de la vie courante, il reviendra à l’accompagnateur de décider de ce qu’il faut faire. Si ce dernier a par exemple en charge un handicapé mental, il lui reviendra de décider des meilleurs créneaux pour sortir ou pour effectuer telle ou telle course. Il en est ainsi, car son protégé n’est pas en mesure de le faire.

La rémunération

L’accompagnement des personnes à mobilité réduite est un métier comme tout autre. Il permet de ce fait à son pratiquant de gagner une certaine rémunération. La particularité ici est que cette dernière n’est pas fixe. Elle varie en fonction de différents critères. Le premier point qui peut ici agir sur la rémunération est l’ancienneté de l’accompagnateur. En effet, plus ce dernier est expérimenté et plus il existe des chances que sa rémunération soit plus importante que celle d’un débutant. Les qualifications professionnelles agiront elles aussi sur le montant de la rémunération. L’autre facteur à prendre en considération est l’état de santé de la personne handicapée. Plus les tâches à effectuer pour prendre soin du handicapé seront importantes et plus la rémunération de l’accompagnateur est susceptible d’évoluer. Cependant, il est possible d’évoquer une tranche salariale couramment appliquée à ces professionnels.

À retenir : le salaire moyen de l’accompagnateur de personne à mobilité réduite oscille généralement entre 1600 et 2000 euros par mois.

Le métier est donc bel et bien payé et peut permettre à son pratiquant de vivre décemment. Si vous êtes intéressé par cette noble profession, n’hésitez pas à vous lancer. Des formations adaptées sont disponibles et feront de vous un professionnel compétent.

Quelles formations suivre pour devenir accompagnateur de personne à mobilité réduite ?

 

Contrairement à la croyance commune, il existe bien des formations qui permettent de devenir accompagnateur de personne à mobilité réduite. Prendre soin de personnes handicapées, les protéger de tout danger, assurer leur besoin constituent des tâches d’une particulière délicatesse. Il serait peu judicieux, voire risqué de laisser une personne non avertie effectuer de telles missions.

En quoi consiste la formation de l’accompagnateur ?

La formation pour l’assistance des personnes à mobilité réduite consiste généralement à enseigner aux personnes en formation toutes les connaissances dont elles auront besoin pour accomplir convenablement leur mission. Sa durée se révèle relativement courte et permet de sortir avec le titre professionnel d’accompagnateur de personne à mobilité réduite. La formation est répartie en plusieurs modules contenant chacune des notions bien spécifiques. À titre illustratif, voici quelques notions clés que vous découvrirez à une formation de cette nature :

  • Les différents types de handicaps et leurs spécificités ;
  • La gestion des situations fréquentes liées à chaque type de handicap ;
  • Les méthodes à utiliser pour déplacer la personne dépendante du fauteuil vers le siège ou vice versa ;
  • Les techniques adaptées pour la montée et la descente d’escalier ;
  • Le savoir parlé pour rassurer.

Quel profil faut-il avoir pour devenir accompagnateur ?

L’assistance des personnes à mobilité réduite est un métier particulier. Pour cette raison, l’exercer à bien demande de posséder certaines connaissances et qualités indispensables.

Les connaissances nécessaires pour le métier d’accompagnateur

Au rang des connaissances qu’il faut posséder pour aspirer au métier d’accompagnateur de personne à mobilité réduite, figure en bonne place la conduite de véhicule léger. En effet, comme évoqué plus haut, assurer la mobilité des personnes handicapées fait partie des principales attributions de l’accompagnateur. Il ne saurait alors accomplir convenablement cette mission s’il n’est pas en mesure de conduire un véhicule. Il est généralement exigé pour ce métier le permis de catégorie B qui donne droit à la conduite des véhicules légers. Ensuite, le futur accompagnateur doit posséder des connaissances sur les différents types de handicaps qui existent. Ce point se révèle particulièrement important, car il permet à l’accompagnateur de savoir quelles méthodes adopter pour mieux s’occuper du handicapé qu’il a en charge. Comme vous pouvez déjà bien l’imaginer, les soins à apporter quotidiennement à une personne souffrant de problèmes mentaux ne seront bien évidemment pas les plus adaptés pour un handicapé physique. C’est pour cette raison qu’il est particulièrement recommandé de se faire former afin de mieux maîtriser toutes ces spécificités. Par ailleurs, il sera utile pour le bon accompagnateur de personne à mobilité réduite de posséder quelques connaissances sur les premiers gestes et soins d’urgence.

Les qualités d’un accompagnateur

Pour être un bon accompagnateur, il faut savoir faire preuve de qualités humaines qui se révéleront utiles dans l’accomplissement des missions quotidiennes. Ainsi, il est attendu du professionnel de l’assistance des personnes à mobilité réduite les qualités suivantes :

  • La patience : c’est une qualité qui permettra à l’accompagnateur de tolérer le handicapé qu’il a en charge, de l’accompagner suivant son rythme d’avancement ;
  • La réactivité : cette qualité permettra à l’accompagnateur d’adopter des mesures promptes face aux aléas brusques ;
  • La ponctualité : une qualité nécessaire pour respecter les horaires de voyage (avion, bus, train et autres moyens de transport de public) et les rendez-vous chez le médecin traitant ;
  • Le contrôle de soi : il s’agit là d’une qualité incontournable, car elle permettra à l’accompagnateur de garder son sang-froid face à des situations extrêmes ;
  • L’amour du prochain ;
  • L’empathie.

Où se faire former ?

 

Pour devenir un excellent accompagnateur de personne à mobilité réduite, il ne suffit pas de suivre une formation quelconque dans le domaine. Il est tout aussi primordial de se rapprocher d’un centre qui offre une formation complète et pointue. Pour effectuer le choix idéal, prenez en compte un certain nombre de critères décisifs comme l’expérience du centre et sa renommée. Des experts comme ceux de Safe Handling Training par exemple offrent des formations de qualité qui permettent de devenir un professionnel compétent de l’accompagnement des personnes à mobilité réduite.

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